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Communiqué
du Conseil des ministres (26/08/09)
[Aps 26/8/09] ALGER- Le
Conseil des ministres s'est réuni mercredi sous la présidence du président de
la République, M. Abdelaziz Bouteflika, et a rendu public le communiqué
suivant: "Le président de la
République, M. Abdelaziz Bouteflika, a préside ce jour, mercredi 5 Ramadhan
1430, correspondant au 26 août 2009, une réunion du Conseil des ministres. Le Conseil des ministres
a entamé ses travaux par l'examen et l'adoption d'un projet d'ordonnance
relative à la Commission nationale consultative de promotion et de protection
des droits de l'homme. La promotion et la
protection des droits de l'homme sont clairement garanties par la
Constitution et n'ont cessé de faire l'objet d'une attention particulière du
président de la République, comme en témoigne notamment la création de la
Commission nationale consultative chargée de cette mission. C'est donc pour asseoir
davantage la place et l e rôle de cette commission que le chef de l'Etat a instruit
le gouvernement d'élaborer un projet de texte législatif, destiné à en
consolider l'assise juridique et à en renforcer l'audience internationale,
notamment auprès du système des Nations unies. Ainsi, et en concordance
avec les normes pertinentes des Nations unies, la Commission nationale sera
désormais régie par un dispositif législatif fixant ses missions et
attributions en tant qu'organe indépendant, placé auprès du président de la
République garant de la Constitution, des droits fondamentaux des citoyens et
des libertés publiques. Ledit texte législatif
introduit notamment un surcroît de transparence dans la sélection des membres
de la Commission nationale qui sont nommés par le président de la République,
mais dont les candidatures sont préalablement soumises à un mécanisme composé
de Hauts magistrats, qui a pour rôle de s'assurer que les concernés répondent
aux critères fixés par la loi, à savoir la compétence avérée, la haute
moralité, et l'intérêt porté à la défense de droits de l'homme et à la
sauvegarde des libertés publiques. Intervenant sur ce
dossier, le président de la République a relevé que le peuple algérien,
attaché à ses propres valeurs, et qui a versé de lourds sacrifices pour le
recouvrement de son droit à la liberté, a une fois indépendant, érigé en
priorité permanente les droits des citoyens à la dignité, au développement et
à la sécurité. "Les mutations que
l'Algérie a connues ces dernières décennies sont venues consacrer davantage
la respect des droits et libertés individuelles et collectives. C'est cet
approfondissement de la promotion et du respect des droits de l'homme que
nous nous sommes attelés à faire progresser tout au long d'une décennie, sur
tous les fronts, à travers la consolidation de la sécurité et de la paix par
la voie de la réconciliation nationale, la réforme de la justice, ainsi que
les efforts de développement humain" a ajouté le chef de l'Etat. Le président de la
République a enfin, invité la Commission nationale consultative de promotion et
de protection des droits de l'homme à s'investir davantage, à l'intérieur du
pays, dans la mission lui est assignée par la loi, et à interagir encore
plus, sur la scène internationale, notamment avec le système des droits de
l'homme des Nations unies, pour faire connaître les réalités et les progrès
de notre pays dans le domaine des droits de l'homme. Le Conseil des ministres a ensuite examiné et adopté un décret
présidentiel portant statut type des centres culturels algériens à
l'étranger. Ce texte traduit la volonté du chef de l'Etat
d'ériger ces centres en instrument de rayonnement de la culture nationale à
l'étranger, tout en les faisant également intervenir plus efficacement dans
la consolidation des liens culturels entre le pays et la communauté nationale
à l'étranger. A ce titre, et conformément aux directives du
président de la République, les centres culturels algériens à l'étranger
seront désormais rattachés au ministère des Affaires étrangères et dotés d'un
conseil d'administration regroupant les différents secteurs concernés,
notamment les ministères de la Culture, de la Communauté nationale à
l'étranger et de l'Education nationale. Par ailleurs, les centres culturels sont
habilités à ouvrir des annexes pour renforcer la promotion de la culture
nationale dans les pays d'accueil, et pour se rapprocher ainsi davantage de
la communauté nationale à l'étranger. Saisissant l'occasion de l'adoption de ce texte,
le chef de l'Etat a relevé que dans la paix rétablie, l'Algérie qui est
pleinement attelée à la bataille de la reconstruction nationale, oeuvre
également à réhabiliter sa culture nationale plusieurs fois millénaires, et à
participer au dialogue constructif entre les cultures et les civilisations
universelles. "C'est là l'une des finalités des grandes
manifestations culturelles organisées par notre pays durant toutes ces
dernières années, qu'il s'agisse de +l'année de la culture algérienne en
France+, de l'année +Alger capitale de la culture arabe+, du récent deuxième
festival panafricain, ou de la manifestation en 2011 de +Tlemcen, capitale de
la civilisation islamique+. C'est dans ce même esprit que nous entendons, par
la biais des centres culturels à l'étranger, poursuivre la promotion de notre
culture à travers le monde, et projeter l'image réelle de l'Algérie, pays de
civilisation et de tradition, de tolérance et de convivialité", a ajoute
le président Abdelaziz Bouteflika. Insistant également sur le rôle que les centres
culturels à l'étranger devront assurer pour le renforcement des liens
culturels et identitaires avec nos compatriotes expatriés, le chef de l'Etat
a ordonné au gouvernement de veiller à impulser une véritable dynamique au
centre culture algérien à Paris et à mettre en chantier l'ouverture du centre
culturel algérien au Caire. Le Conseil des ministres a également examiné et adopté un décret
présidentiel portant création du Conseil consultatif de la communauté
nationale à l'étranger. Annoncée
par le président de la République au printemps dernier, la création de ce
Conseil procède d'une volonté de développer un dialogue permanent avec la
communauté nationale à l'étranger dans la définition des programmes à même de
renforcer les liens avec nos ressortissants expatriés, et de promouvoir leur
participation au développement national. Placé
auprès du président de la République, le Conseil regroupera cinquante six
représentants de la communauté nationale à l'étranger élus par de assises
nationales parmi des participants mandatés, trente trois représentants des
administrations et institutions publiques, ainsi que cinq personnalités
désignées par le chef de l'Etat, parmi des personnes connues pour leur
compétence et leur engagement sur les questions liées à la communauté
nationale à l'étranger. Outre la
tenue de sessions plénières régulières, le Conseil disposera de commissions
permanentes chargées respectivement des compétences nationales à l'étranger
et de la recherche scientifique, des questions économiques et de
l'investissement, de la jeunesse, de la solidarité nationale et de la
famille, des activités culturelles, et enfin de la communication et de
l'information. A propos
de ce dossier, le chef de l'Etat a d'abord salué la communauté nationale à
l'étranger, rappelant la constance de son engagement patriotique à travers
les décennies, qu'il s'agisse de sa contribution à la lutte de libération
nationale, de son concours à la reconstruction de l'Algérie indépendante, ou,
plus proche de nous, chaque fois que la patrie a été confrontée à une
épreuve. "C'est
donc pour renforcer nos liens avec cette partie véritablement indissociable
de la Nation que nous avons envisagé la création de ce Conseil national qui
n'est pas destiné à se substituer au mouvement associatif propre à la
communauté nationale à l'étranger ni aux responsabilités et missions des
pouvoirs publics en direction de celle-ci", a souligné le président
Abdelaziz Bouteflika. Le Chef
de l'Etat a ajouté que ce Conseil sera un forum de concertation pour la
consolidation des liens entre nos expatriés et leur pays, l'amélioration
permanente des prestations de service public due par l'Etat à ses
ressortissants à l'étranger, notamment dans le cadre de la protection
consulaire, mais aussi la promotion de la participation des compétences et
capacités nationales expatriées au développement de l'Algérie dans les
domaines, scientifiques, économiques, et autres. "Il
servira, en outre, je l'espère de conclave de rapprochement au sein de la
communauté nationale à l'étranger, grâce aux rencontres entre ses
représentants venant
de diverses régions du monde, offrant ainsi une occasion au partage des
expériences et à l'émulation patriotique", a relevé le Président de la
République qui a instruit le gouvernement de diligenter les procédures devant
conduire à l'installation de ce Conseil, insistant sur la nécessité de
garantir une représentativité réelle aux assises nationales devant élire
librement les représentants de la communauté nationale à l'étranger. Le Conseil des ministres
a également examiné et adopté un décret présidentiel portant approbation de
contrats pour l'exploitation d'hydrocarbures conclus à Alger le 15 juillet
2009 entre l'Agence nationale pour la valorisation des ressources en
hydrocarbures (ALNAFT) et la Société Sonatrach. Le Conseil des ministres
a ensuite entendu une communication relative à la création de l'Institut
algérien des mines, engagée par le ministère de l'Energie et des Mines. Cet établissement qui
sera érigé à Tamanrasset dispensera une formation spécialisée aux techniciens
supérieurs et ingénieurs dans les différents domaines du secteur minier, et
contribuera à la formation continue, au recyclage et au perfectionnement des
cadres et techniciens en activité, ainsi qu'à la recherche appliquée dans le
domaine des mines. La création de cet institut
se conjugue avec la réorganisation des entreprises publiques du secteur des
mines réunies dans un groupe industriel rattaché au ministère de l'Energie et
des Mines. Ce groupe qui est doté de l'encadrement, des moyens, et des
ressources nécessaires, s'attellera directement, ou en partenariat avec des
groupes internationaux de haut niveau, au développement de l'industrie
minière et à la valorisation des importants potentiels minéralogiques dont
dispose le pays. Tout en approuvant la
création de cet institut, le Président de la République s'est félicité de la
localisation à Tamanrasset, invitant les autres secteurs publics à établir à
l'avenir les nouveaux établissements supérieurs de formation à l'intérieur du
pays. "Une telle démarche
complétant la généralisation progressive des universités et instituts
universitaires à toutes les wilayas du pays, constitue un des facteurs de
répartition du développement économique et scientifique à travers le
territoire national", a souligné le Président Abdelaziz Bouteflika. Le Chef de l'Etat a
également ordonné d'accorder toute l'importance requise au développement du
secteur des mines, pour la création de richesses et d'emplois additionnels,
et pour la diversification des exportations du pays, recommandant par ailleurs
que cela s'accompagne d'une intégration et d'une transformation locales aussi
larges que possible, afin d'augmenter la plus value qu'en tirera l'économie
nationale. Par ailleurs, le Conseil
des Ministres a entendue une communication sur un réaménagement de la
réglementation applicable en matière d'urbanisme et de construction. Ce réaménagement
permettra, à l'avenir, la réalisation des viabilités ou des constructions par
tranche, avec obtention du certificat de conformité y afférent, de procéder
par tranche également, à l'achèvement des travaux de construction, avec
l'obtention du permis de construire y afférent, et permettra enfin
l'occupation d'une partie d'une ou de plusieurs constructions d'un même
projet. Il s'agit là
d'aménagements destinés à permettre à la fois le respect des dispositions de
la loi du 10 juillet 2008 relative à la mise en conformité des constructions
et leur achèvement dans les délais prescrits, mais aussi de faciliter la
tâche aux citoyens tenus de satisfaire à ces obligations. Le Conseil des Ministres
a également entendu une communication du ministre du Commerce relative à la
régulation et au contrôle du marché pendant le mois de Ramadhan. Il en est ressort que
s'agissant des produits d'épicerie notamment les semoules, les farines, les
huiles alimentaires et le lait, l'approvisionnement du marché est garanti par
la production nationale ou par les importations, avec des prix stables. Pour
les fruits, légumes et viandes, la production couvre suffisamment les
besoins, cependant, l'augmentation de la demande, conjuguée aux spéculations,
génère des hausses conjoncturelles de prix sans aucune justification
économique. Face à cette situation,
et outre la multiplication des actions de sensibilisation des commerçants,
l'administration du commerce s'est également mobilisée pour procéder en
permanence au contrôle d'hygiène et de qualité, et lutter contre les
pratiques commerciales illégales. A l'issue du débats sur
ce dossier, le Président de la République a relevé que dans les conditions
actuelles, la maîtrise de la régulation du marché, notamment à l'occasion du
mois de Ramadhan, a révélé ses limites, face aux effets de la libéralisation
incontrôlée des circuits de distribution, aggravés conjoncturellement
surtout, par des pratiques spéculatives et parasitaires au détriment des
citoyens et à l'encontre de la portée spirituelle du mois de Ramadhan. "J'entends qu'aucune
règle de liberté du commerce ne soit invoquée à l'avenir pour justifier la
limitation des capacités de l'Etat à imposer des pratiques commerciales
loyales et à réprimer les spéculations qui nuisent aux citoyens. Les moyens
requis seront mis à la disposition des services de contrôle commercial, mais
ces derniers devront assumer leurs responsabilités entières et reprendre la
situation en main", a déclaré le Chef de l'Etat. "La
situation du marché à laquelle sont confrontés nos citoyens chaque année à
l'avènement du mois sacré de Ramadhan interpelle d'autres acteurs dont les
imams qui doivent sensibiliser les citoyens, et les producteurs agricoles et
les éleveurs qui, en contrepartie des importantes aides que leur accorde
l'Etat, doivent veiller à produire plus et à couvrir davantage à un
approvisionnement de la population à des prix justes, y compris en
s'impliquant dans la régulation et la distribution", a conclu le
Président Abdelaziz Bouteflika. Le Conseil des Ministres a achevé ses travaux en approuvant un contrat de
gré à gré pour la mise en oeuvre d'un système informatisé de comptabilité de
la gestion au sein des hôpitaux". |
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[Aps 26/8/09] |
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