COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES

 

(07/12/2008)

 

[Aps 8/12/08]  ALGER- Le Conseil des ministres a tenu dimanche une réunion sous la présidence de Abdelaziz Bouteflika, président de la République, à l'issue de laquelle il a rendu public le communiqué suivant :

 

 

"Le Président de la République, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, a présidé, ce jour, dimanche 09 Dhou-el-Hidja 1429, correspondant au 07 décembre 2008, une réunion du Conseil des Ministres.

 

Au cours de cette réunion, le Conseil des Ministres a d'abord examiné et approuvé le projet de Plan d'action élaboré par le Premier Ministre pour la mise en oeuvre du Programme du Président de la République.

 

Conformément aux dispositions pertinentes introduites par la dernière révision constitutionnelle, ce document expose la démarche par laquelle le Gouvernement entend poursuivre l'exécution du Programme du Président de la République. Il prend également en charge les directives émises par le Chef de l'Etat, notamment lors des réunions restreintes qu'il a personnellement présidées en septembre dernier sur les différents dossiers.

 

Il ressort de ce Plan d'action que le Gouvernement veillera à faire avancer les différentes réformes et mutations destinées à renforcer l'Etat de droit et à améliorer la gouvernance, dans les secteurs de la justice, des collectivités locales, de l'administration économique, de l'aménagement du territoire et de l'environnement, ainsi que la communication et à promouvoir le dialogue.

 

Le même effort sera consacré à la poursuite du développement économique, de la réalisation des infrastructures de base et de la promotion de l'emploi, d'autant que les chantiers et les objectifs définis dans le programme présidentiel, ont déjà très considérablement avancé dans tous ces domaines.

 

Il en sera de même, en matière de développement humain, à savoir l'éducation, l'enseignement, la formation, la recherche scientifique, la santé et l'amélioration des conditions de vie des citoyens, et en ce qui concerne les dossiers liés à l'identité et à la personnalité nationales, notamment, la promotion de l'Islam, la prise en charge de la Mémoire nationale et de la reconnaissance de la Nation envers les moudjahidine et ayants droit, de la culture, et, enfin, la solidarité nationale et les actions en faveur de la jeunesse, de la femme et de la famille, ainsi qu'en direction de la communauté nationale à l'étranger.

 

En parallèle, le Gouvernement s'attellera à réunir toutes les conditions requises pour le bon déroulement des prochaines élections présidentielles.

 

A l'issue de l'examen du Plan d'action qui sera soumis à l'approbation de l'Assemblée Populaire Nationale, le Président de la République a invité le Gouvernement à poursuivre sa tâche sans relâche afin d'éviter tout retard dans la conduite des réformes décidées et dans la réalisation des programmes arrêtés. Le chef de l'Etat a précisé :

 

"Il est vrai que le pays se dirige, dans quelques mois, vers une échéance électorale majeure, mais cela ne doit nullement influer sur l'exécution de notre programme de travail car, il y va du quotidien des citoyens et de la poursuite de la reconstruction nationale".

 

"Les ressources financières sont disponibles dans le cadre des crédits votés, les programmes sont déjà, dans leur totalité, à un stade de réalisation bien avancé, mes directives et mes instructions ont été clairement énoncées sur les différents dossiers. J'attends donc du Gouvernement qu'il s'attelle collectivement à sa mission avec détermination, et j'attends de chacun de ses membres, qu'il assume ses responsabilités dans son domaine de compétence. Tout attentisme doit être banni du processus de développement national, et en cela, il revient au Gouvernement de donner l'exemple".

 

Le Conseil des Ministres a également entendu et débattu une communication du Ministre des Finances sur la crise financière mondiale et son incidence sur notre pays.

 

Cette crise a vu le jour avec le retournement du marché de l'immobilier, du fait de l'insolvabilité de la clientèle dans certains pays occidentaux. Elle s'est transformée en récession des principales économies mondiales.

 

Aussi, la communauté internationale s'est-elle penchée sur cette question. Les principales économies du monde ont mobilisé des dispositifs substantiels pour redresser la situation, stabiliser le marché financier et freiner la récession économique. Cependant, des incertitudes pèsent encore sur les perspectives économiques dans le monde. La croissance économique sera sans doute réduite sinon négative, l'année prochaine, dans plusieurs pays.

 

Les données de cette crise valident plus que jamais les directives présidentielles plusieurs fois réitérées, à l'effet de combattre tout gaspillage des ressources, rationaliser les dépenses de fonctionnement, notamment et promouvoir de manière plus soutenue une économie diversifiée.

 

L'Algérie s'est attelée ces dernières années, à une gestion rationnelle et prudente des finances publiques, conformément aux directives et orientations du Président de la République, notamment par le paiement anticipé de la dette extérieure, un placement des réserves de change ayant fait prévaloir le critère de sécurité sur celui du profit, ainsi que la création d'un fonds de régulation des recettes de la fiscalité pétrolière. Tout cela, permet aujourd'hui au pays d'envisager la poursuite de l'engagement de l'Etat dans le financement du développement.

 

Intervenant à l'issue de l'examen de ce dossier, le Président Abdelaziz Bouteflika a relevé que la crise financière et économique mondiale a d'abord valeur d'avertissement, en ce sens, qu'elle est venue rappeler à chacun, que la situation de nos finances publiques et, partant, de notre économie ainsi que du bien-être des citoyens, demeurent encore dépendante des seules exportations des hydrocarbures.

 

"J'espère que cette réalité difficile donnera encore de force à mes appels répétés à nous libérer de l'illusion de l'aisance financière, laquelle a toujours été très aléatoire à mes yeux, et à nous mettre davantage au travail pour bâtir une économie diversifiée à même de garantir sur le moyen et le long termes, la pérennité du développement du pays et du bien-être des citoyens", a souligné le Président de la République.

 

"Je relève avec satisfaction que tout cela confirme les choix que j'ai toujours considérés nécessaires pour accompagner la transition de notre pays vers une économie de marché diversifiée et productive. Cela devrait consolider le consensus national quant à la nécessité pour l'Etat d'assumer un rôle toujours important, pour accompagner le développement de la croissance, garantir la justice sociale, garder le contrôle sur les secteurs stratégiques de notre économie, et pour barrer la voie à toute volonté spéculative au détriment de nos intérêts nationaux", a déclaré le Président Abdelaziz Bouteflika.

 

La mise en oeuvre du programme quinquennal de développement en cours sera poursuivie avec la même intensité, le pays en possédant les moyens, a indiqué le Président de la République.

 

"La crise économique mondiale, quelle qu'en soit la durée, sera par nature, conjoncturelle, alors que les problèmes de développement de notre pays sont quant à eux des enjeux structurels qui doivent être pris en charge sans trêve, qu'il s'agisse de la réponse aux attentes sociales des citoyens, de la construction des infrastructures de base, de la relance de la production ou de l'appui à la croissance en général", a relevé le Président de la République.

 

"L'Algérie possède les moyens d'une telle politique. Il s'agit de rationaliser davantage encore les efforts, en veillant notamment à finaliser les études préparatoires des projets avant leur lancement pour éviter les révisions récurrentes des coûts.

 

Il s'agit également d'accorder plus d'attention aux incitations requises pour le développement de l'économie productive de biens et de services dans le but de diversifier l'économie et de créer des emplois en nombre toujours plus importants", a conclu le Chef de l'Etat.

 

Le Conseil des Ministres a enfin examiné et adopté un Décret présidentiel portant approbation de l'avenant no 3 au contrat du 13 octobre 2001 pour la recherche, l'appréciation et l'exploitation d'hydrocarbures sur le périmètre dénommé "LEDJMET" (bloc, 405 B), avenant conclu à Alger le 12 novembre 2008 entre la Société Nationale "SONATRACH" et la société "FIRST CALGARY PETROLEUMS LIMITED".

 

A l'issue de l'examen de l'ordre du jour du Conseil des Ministres, le Président Abdelaziz Bouteflika a tenu à adresser au Peuple algérien ses meilleurs voeux de bonheur, de santé et de prospérité à l'occasion de l'Aïd Al Adha, priant le Tout-Puissant d'accorder le bien-être à l'ensemble de la Nation musulmane, partout à travers le Monde, pour lequel le Conseil des Ministres a souhaité plus de stabilité et de paix".

 

[Aps   8/12/08]

 

 

 

 

    

    

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES (25/11/2008)

 

 

[Aps 25/11/08]  ALGER - Le Conseil des ministres a tenu mardi une réunion sous la présidence de M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, à l'issue de laquelle il a rendu public le communiqué suivant :

"Le président de la République, Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika a présidé, ce jour, mardi 27 Dhoul El Kiîda 1429, correspondant au 25 novembre 2008, une réunion du Conseil des ministres


A l'ouverture de cette réunion, le président Abdelaziz Bouteflika a marqué de nouveau sa profonde satisfaction quant à la très large approbation réservée par le Parlement à la révision constitutionnelle qu'il a initiée.

Le chef de l'Etat a souligné que cette révision constitutionnelle, même partielle, à ce stade, est venue renforcer le rapport de notre peuple à son passé en tant que socle indispensable pour la construction de son avenir, promouvoir les droits politiques de la femme dans notre pays et apporter enfin un surcroît de cohérence au pouvoir exécutif tout en renforçant l'harmonie entre ce dernier et le pouvoir législatif.

Le président de la République a invité le gouvernement à redoubler d'efforts durant la période qui précède les prochaines élections présidentielles, afin de faire progresser encore davantage le processus de reconstruction nationale et de répondre ainsi aux attentes des citoyens.

Réitérant sa directive au Premier ministre à l'effet de préparer le projet de plan d'action pour la mise en oeuvre du programme du président de la République, en vue de le soumettre au Parlement après examen en Conseil des ministres, le chef de l'Etat a précisé qu'il s'agit de marquer le respect envers le Parlement et ses attributions.

"Le Parlement aura ainsi l'occasion de prendre connaissance des étapes franchies ainsi que de celles qui marqueront l'action du gouvernement durant les mois à venir. Nul doute que le débat qui s'en suivra enrichira la démocratie pluraliste dans notre pays et permettra aussi au gouvernement de recueillir les avis pertinents des membres du Parlement et d'en tirer profit dans le cadre de l'accomplissement de sa mission", a souligné le président de la République qui a, en outre, instruit le Premier ministre d'activer le travail de la commission nationale chargée de la mise en oeuvre des mesures prévues par la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.

"L'ensemble des dossiers des personnes concernées par ces mesures ont été déposés devant les administrations compétentes dans les délais fixés par la loi, et la grande majorité en a déjà été traitée et réglée", a signalé le président Abdelaziz Bouteflika.

"Cependant, un certain nombre de cas restent en instance du fait de lourdeurs bureaucratiques et parfois de négligences de la part des requérants.

Ce travail doit être finalisé conformément à la volonté souverainement exprimée par la Nation. J'attends donc du gouvernement qu'il s'y investisse dans les meilleurs délais", a conclu le chef de l'Etat.

1. Abordant son ordre du jour, le Conseil des ministres a d'abord entendu et débattu une communication du ministre de la Justice, garde des Sceaux sur la lutte contre la criminalité.

Cette communication a rappelé que du fait de sa grave déstabilisation générée par le phénomène du terrorisme, mais aussi des bouleversements et de l'interpénétration qui marquent actuellement les relations à travers le monde, notre pays s'est inévitablement retrouvé exposé à la prolifération de certaines formes de crimes qu'il connaissait déjà dans le passé, à savoir la contrebande, la corruption et le trafic de drogue par exemple et a vu également apparaître des crimes nouveaux, étrangers à notre société, tels le blanchiment d'argent, le trafic d'organes humains, la traite des personnes, la migration clandestine et la cybercriminalité.

Dans le secteur de la justice, la réforme s'est accompagnée d'un renforcement des moyens, un élargissement des compétences ainsi que d'une consolidation de la protection des droits et libertés des citoyens, par un apport législatif visant à prévenir et sanctionner toutes les formes de criminalité.

En effet, de grands progrès ont été accomplis en matière de protection des droits des prévenus et des détenus par la consolidation de la présomption d'innocence, la protection des droits des personnes gardées à vue, et l'amélioration des conditions de détention des personnes condamnées par la justice.

De même, un effort remarquable a été enregistré dans la formation des magistrats pour renforcer l'encadrement des juridictions, et de la spécialisation des juges pour les doter des connaissances à même de leur permettre de trancher toutes les formes de contentieux et litiges, y compris dans le domaine économique.

En parallèle, la codification des moyens légaux de prévenir et de réprimer le crime sous toutes ses formes a connu une avancée qualitative, non seulement dans le cadre des révisions successives et graduelles du code pénal, telle que celle dont a été saisi le Parlement en vue de sanctionner la migration clandestine, le trafic d'organes, la traite des personnes et l'atteinte au patrimoine culturel, mais aussi à travers la promulgation de lois spéciales, subséquentes aux conventions internationales récentes, telle la loi relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, celle relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, la loi relative à la lutte contre la contrebande, ainsi que celle relative à la prévention et à la répression de l'usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes.

L'Algérie entend poursuivre cet effort pour prémunir notre société contre toutes les formes de crimes qui se développent dans le monde et pour pouvoir également recourir efficacement à l'entre-aide internationale contre la criminalité, qui préoccupe toute la communauté internationale.

- 2. Le Conseil des ministres a ensuite examiné et approuvé un projet de loi portant règles particulières relatives à la prévention et à la lutte contre les infractions liées aux technologies de l'information et de la communication.

Ce texte définit les situations dans lesquelles le recours à ces méthodes serait permis à savoir : la prévention des infractions qualifiées d'actes terroristes ou subversifs et des infractions contre la sûreté de l'Etat, les tentatives d'atteinte à un système informatique représentant une menace pour les institutions de l'Etat, pour la défense nationale ou pour les intérêts stratégiques de l'économie nationale, les besoins d'enquêtes et d'informations judiciaires, et enfin dans le cadre d'une demande d'entraide judiciaire internationale.

Le projet de loi précise les règles et procédures destinées à régir les opérations de surveillance des communications électroniques, lesquelles ne pourront être engagées que sur autorisation expresse du magistrat, et ne devront être exécutées que par des officiers de police judiciaire. Il précise également les obligations de coopération que la loi imposera aux fournisseurs de services et aux fournisseurs d'Internet. Il énonce enfin la création d'un organe national chargé de la prévention et de la lutte contre les infractions commises au moyen des technologies de l'information et de la communication.

Ce projet de loi a pour finalité de mettre en cohérence la législation nationale avec les conventions internationales en la matière. De ce fait, il s'inspire largement de la convention européenne de Budapest sur la cybercriminalité.

3. Le Conseil des ministres a également examiné et adopté un projet de loi modifiant et complétant l'ordonnance no 71-57 du 05 août 1971 relative à l'assistance judiciaire.

Cette ordonnance a déjà fait l'objet d'une amélioration dans le cadre de la réforme de la justice initiée par le président Abdelaziz Bouteflika.

L'assistance judiciaire permettra aux personnes physiques à faible ressources et aux personnes morales poursuivant un objectif d'intérêt général, de faire prévaloir leurs droits devant toutes les juridictions y compris la prise en charge, par le Trésor, des frais d'huissier de justice et éventuellement de notaire.

Elle est, à ce jour, limitée aux personnes physiques algériennes, démunies de ressources suffisantes pour subvenir aux frais de justice.

Le projet de loi prévoit d'étendre le bénéfice de l'assistance judiciaire aux personnes morales à but non lucratif, aux associations d'intérêt général ainsi qu'aux étrangers, en situation régulière, démunis de ressources. Le bénéfice de l'assistance judiciaire sera également étendu, de droit, aux victimes de la traite des personnes, du trafic d'organes, des migrants, du terrorisme ainsi qu'aux handicapés.

Dans son intervention, le président Abdelaziz Bouteflika a réitéré sa satisfaction des progrès substantiels accomplis jusque là par la réforme de la justice sur des plans divers, en insistant sur la poursuite soutenue de cette mutation et de cette modernisation.

"L'Algérie qui a traversé une douloureuse tragédie nationale et opté pour le pluralisme démocratique, avance progressivement sur la voie de la libéralisation des initiatives dans l'ensemble des domaines. Cette promotion et cette consécration des libertés requiert un système judiciaire efficace pour arbitrer l'ensemble des rapports entre les individus et entre les personnes morales", a souligné le chef de l'Etat.

"Dans le même temps, les séquelles de la tragédie nationale, les mutations que connaît notre société, ainsi que l'ouverture de plus en plus large de notre pays au reste du monde, se sont accompagnées de l'apparition de nouvelles formes de crimes, de violences et d'atteintes à la loi. Tout cela exige l'adaptation de notre législation pour la rendre à même de défendre les citoyens et la société au moyen d'une justice appliquant des lois adaptées aux défis contemporains", a poursuivi le président Abdelaziz Bouteflika.

"La loi doit toujours être au-dessus de tous, sans exception. Les décisions de justice doivent protéger les droits individuels et collectifs et être suivies, une fois définitives, d'une application diligente par tous. Dans le même temps, les citoyens doivent, sans exception, pouvoir recourir aux juridictions de la République pour y défendre ou recouvrer leurs droits et pour que justice leur y soit rendue", a déclaré le président de la République.

A cet égard, le président de la République a salué l'amendement apporté à la loi relative à l'assistance judiciaire.

Il a relevé que l'extension du bénéfice de l'assistance judiciaire aux personnes morales à but non lucratif et aux associations d'intérêt général est une novation importante qui permettra à la société de participer à la préservation des droits des citoyens et au respect du civisme, en ayant ainsi davantage de moyens pour se constituer partie civile dans la défense de l'intérêt général, y compris la défense des consommateurs, de la qualité du cadre de vie et de quiétude dans les quartiers et localités, par exemple.

"La garantie de l'assistance judiciaire aux victimes de la traite des personnes, du trafic d'organes, des migrants, ainsi que du terrorisme, est une preuve supplémentaire de la détermination de la collectivité nationale à combattre toutes ces formes de crimes qui lui sont étrangers et qu'elle condamne sans

appel. Quant à l'extension du droit à l'assistance judiciaire aux étrangers en situation régulière dans notre pays et démunis de ressources, celle-ci qui n'est pas répandue dans le monde, est une confirmation de l'attachement de notre peuple au respect de la dignité humaine y compris celle des étrangers en séjour régulier", a ajouté le Président Abdelaziz Bouteflika.

Le président de la République s'est félicité également de l'élaboration du projet de loi pour la prévention et la lutte contre la cybercriminalité.

"C'est là un moyen de défense des intérêts du pays contre cette nouvelle criminalité qui se propage dans le monde. J'apprécie également le fait que l'élaboration de ce projet s'est inspirée des normes déjà en vigueur dans d'autres pays, dans le respect des droits individuels découlant des conventions universelles pertinentes", a souligné le chef de l'Etat.

Le président de la République a ajouté qu'"alors que nous oeuvrons à doter le pays d'un moyen de prévention et de lutte contre la cybercriminalité, nous devons également préparer, dès à présent, les conditions à même de garantir rigoureusement l'usage de ces nouvelles dispositions dans le strict cadre de la loi et dans le respect absolu des droits constitutionnels de citoyens".

- A cet effet, le chef de l'Etat a instruit le ministre de la Justice, garde des Sceaux, d'engager, dès à présent, la formation et la spécialisation des magistrats dans ce nouveau domaine. Il a également ordonné aux autorités de tutelle de la police judiciaire, d'assurer la vulgarisation de cette loi, une fois promulguée, au profit des cadres devant l'appliquer sous l'autorité et le contrôle judiciaire.

4. Par ailleurs, le Conseil des ministres a examiné et approuvé un décret présidentiel autorisant la souscription d'actions supplémentaires à la Banque africaine de développement au titre de ses quatrième et cinquième augmentations générales de capital.

Ce faisant, l'Algérie augmentera ses parts au capital de la Banque africaine de développement d'un total de 402 actions pour une valeur globale de 4.849.000 dollars, et demeurera ainsi le quatrième actionnaire africain dans cette institution où elle détient un siège au conseil d'administration.

L'augmentation générale du capital de la BAD permettra à celle-ci de répondre davantage à sa mission au service du développement de l'Afrique et pour la concrétisation des objectifs du NEPAD.

5. Le Conseil des ministres a, également, examiné et approuvé un décret présidentiel portant approbation de l'avenant n° 2 au contrat de service à risque du 14 juillet 2003, pour l'appréciation, le développement et l'exploitation des gisements de pétrole brut situés sur le périmètre dénommé "TOUAT", cuvette de SBAA (bloc 352 A 353), conclu à Alger le 5 août 2008 entre la SONATRACH et la société "China Petroleum Corporation International Algeria".

6. Le Conseil des ministres a, aussi, entendu une communication du ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, relative à un contrat de gré à gré conclu avec l'entreprise publique COSIDER, pour la réalisation des travaux de préparation de l'assiette foncière destinée à la construction de Djamaâ El Djazaïr, à l'est de la capitale.

Il est à rappeler que ce grand projet engagé par le président de la République, dotera la capitale de l'une des plus grandes mosquées du monde arabo-musulman, le contrat d'étude a été formellement conclu en juillet dernier avec une entreprise allemande. La réalisation concomitante de cette étude avec la préparation du site d'accueil de Djamaâ El Djazaïr permettra de lancer bientôt la construction de cet important édifice spirituel et civilisationnel.

7. Enfin, le Conseil des ministres a examiné et approuvé des décisions individuelles relatives aux emplois supérieurs de l'Etat.

 

[Aps   25/11/08] APS © 2008..dz

 

 

GOUVERNEMENT - REUNION
Actualité
mercredi 19 novembre 2008

 

Communiqué de la réunion du Gouvernement

Le Gouvernement s'est réuni mardi sous la présidence du Premier Ministre, M. Ahmed OUYAHIA et a rendu public le communiqué suivant :


1. Le Gouvernement s'est d'abord penché sur la préparation du projet de plan d'action du Gouvernement pour la mise en œuvre du programme du Président de la République.

En application des dispositions de la Constitution et conformément aux directives du chef de l'Etat, le Gouvernement a mis sur pied un groupe de travail chargé de finaliser le projet de plan d'action avant la fin de ce mois, en vue de sa présentation en Conseil des Ministres et cela avant qu'il ne soit introduit devant le Parlement.


2. Le Gouvernement a, par la suite, entendu une communication du Ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, sur le programme d'action de l'Algérie dans le cadre du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs.

Cette présentation a permis d'évaluer l'état d'exécution du programme de l'Algérie en matière de gouvernance dans le cadre du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP). Il en ressort, notamment :

- la volonté de l'Algérie de bénéficier pleinement des expériences et enseignements tirés de l'important processus d'évaluation de la gouvernance mené sur le territoire national durant près de 18 mois,

- que la mise en œuvre du programme d'action a consacré l'attachement de notre pays à la réalisation des engagements internationaux qu'il a souverainement contractés par son adhésion au MAEP.


3. Le Gouvernement a examiné et avalisé un projet de décret Présidentiel autorisant la souscription de l'Algérie à des actions supplémentaires au titre de la 4e et de la 5e augmentation générale du capital de la Banque africaine de développement (BAFD), présenté par le Ministre des Finances.


4. Le Gouvernement a également examiné et adopté un décret exécutif fixant les modalités particulières d'information sur les prix applicables à certains secteurs d'activités ou à certains biens et services spécifiques, présenté par le Ministre du Commerce.

Ce texte, pris en application de la loi de 2004 fixant les règles applicables aux pratiques commerciales, permettra de consolider la transparence des relations commerciales entre les agents économiques et les consommateurs. Il intervient à l'effet de renforcer davantage la protection des consommateurs.

A ce titre, le décret codifie notamment les supports d'information des prix et tarifs susceptibles d'être utilisés ainsi que l'information ayant trait aux éléments composants les prix et tarifs qui doivent figurer sur ces supports.


5. Le Gouvernement a examiné et adopté un décret exécutif fixant les attributions, la composition et les modalités d'organisation et de fonctionnement du conseil de partenariat de la formation et de l'enseignement professionnels, présenté par le Ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels.

Pris en application de la loi de février 2008 portant loi d'orientation sur la formation et l'enseignement professionnels, le texte organise le fonctionnement du conseil de partenariat de la formation et de l'enseignement professionnels qui regroupe l'ensemble des acteurs concernés et qui constitue un espace de concertation et de propositions sur toutes les questions liées au domaine.


6. Le Gouvernement a, enfin, examiné et adopté deux décrets exécutifs pris en application de la loi portant statut général de la Fonction publique, et portant statuts particuliers des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques des administrations chargés de la métrologie légale, d'une part et des affaires religieuses et des wakfs, d'autre part."

 

 

 

* GOUVERNEMENT - CONSEIL
        mercredi 05 novembre 2008

Communiqué du Conseil de Gouvernement

Le conseil de gouvernement s'est réuni mardi sous la présidence de M. Ahmed OUYAHIA, chef du gouvernement et a rendu public le communiqué suivant:
(...suite)

*LE PROJET DE LOI DE LA REVISION DE LA CONSTITUTION, INITIE PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, ABDELAZIZ BOUTEFLIKA, ET ADOPTE LUNDI EN CONSEIL DES MINISTRES APPORTE DES AMENDEMENTS A LA LOI FONDAMENTALE DE 1996, QUI S'ARTICULENT AUTOUR DE CINQ VOLETS.

PRESIDENCE - CONSEIL DES MINISTRES
Actualité
lundi 01 septembre 2008

 

Communiqué du Conseil des Ministres

Le Conseil des Ministres a tenu dimanche une réunion sous la présidence de M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, Président de la République, à l'issue de laquelle il a rendu public le communiqué suivant :


"Le Président de la République, Son Excellence M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, a présidé, ce jour dimanche 29 chaâbane 1429, correspondant au 31 août 2008, une réunion du Conseil des ministres.

Avant d'aborder l'examen de son ordre du jour, le Conseil des Ministres s'est recueilli à la mémoire des victimes des lâches attentats terroristes commis ces derniers jours, exprimant ses condoléances à leurs familles.

Le Conseil des ministres a condamné avec force les auteurs de ces crimes terroristes qui se sont mis au ban de notre peuple.

Il a également salué l'abnégation des forces de sécurité dans la lutte pour éliminer les groupes terroristes, rendu hommage aux martyrs du devoir national, et réaffirmé la détermination de l'Etat à utiliser toute la force de la loi pour assurer la sécurité des citoyens et des biens, jusqu'à la disparition totale du terrorisme unanimement rejeté par notre peuple.

Le Conseil des ministres a enfin réitéré son attachement à la poursuite de la mise oeuvre de la Réconciliation Nationale, choix souverain de la nation, destiné à panser ses profondes blessures, Réconciliation Nationale qui contribue également à l'accélération de la fin du fléau terroriste en Algérie.



1. Abordant l'examen de son ordre du jour, le Conseil des ministres a d'abord entendu et débattu une communication du ministre de la Justice, Garde des sceaux sur l'état de mise en oeuvre de la réforme de la justice, initiée par le Président BOUTEFLIKA.

Il ressort de cette communication les évolutions ci-après :

Premièrement : un important progrès dans la révision du dispositif législatif national pour:

- Consolider le respect des droits de l'homme et mettre notre législation en adaptation avec les conventions internationales pertinentes dont notre pays est partie,

- Renforcer le respect des droits et libertés des citoyens à travers le respect de la présomption d'innocence, la limitation du recours à la détention provisoire, ainsi que l'indemnisation de l'erreur judiciaire et de la détention provisoire abusive,

- Accompagner l'évolution sociale du pays à travers la révision du Code de la famille et des procédures liées à son application, l'amendement du code de la nationalité pour l'acquisition de la nationalité algérienne par filiation maternelle, et enfin la protection de la femme et de l'enfant,

Protéger la société contre certaines formes de criminalité tels que la corruption, la contrebande, les drogues et le blanchiment d'argent.

Outre le renforcement des textes de lois y afférents, la détermination à lutter contre la criminalité s'est confirmée à travers la spécialisation de magistrats dans ce domaine, la création de pôles judiciaires à compétence étendue en matière pénale, dont quatre sont déjà opérationnels à Alger, Oran, Constantine et Ouargla, ainsi que la ratification de plus de 50 conventions bilatérales de coopération judiciaire contre le crime transnational,

- Et enfin, adapter notre législation aux mutations économiques de notre pays ainsi qu'aux réalités découlant de l'ouverture de notre économie sur le monde.


Deuxièmement : le développement de l'appareil judiciaire par :

- Une augmentation de près de 50% du nombre des magistrats en exercice soit un total proche de 3.600 (dont près de 37% de femmes) alors que 600 autres magistrats sont en formation, progression accompagnée avec l'amélioration du statut social du magistrat y compris en matière de logement,

- Le renforcement des corporations des notaires et des huissiers de 1.000 éléments pour chacune, alors que celle des avocats a connu une importante évolution,

-L'augmentation des effectifs du greffe ainsi que leur recyclage et formation,

-La réception de 44 nouveaux sièges de cours et de tribunaux alors que 106 autres projets de juridictions nouvelles ou de modernisation de juridictions existantes, sont programmés et souvent en cours de réalisation,

- Une modernisation du traitement des dossiers et documents judiciaires par informatique (mandat d'arrêt, casier judiciaire, dossier judiciaire),

Toutes ces améliorations se sont répercutées sur les délais de traitement des affaires ramenés à 3 mois en matière pénale et à 6 mois en matière civile, la quasi suppression des retards antérieurs dans la notification des décisions de justice ainsi que l'amélioration du taux d'exécution des décisions de justice qui a atteint près de 87% en 2007.


Troisièmement : une mise à niveau de l'espace carcéral, qui a enregistré:

- D'importants progrès en matière de respect des droits des détenus grâce à la révision de la législation pertinente et aux inspections des magistrats chargés de l'application des peines,

- L'amélioration des conditions y compris, le renforcement des capacités d'accueil et la prise en charge médicale des détenus, avec des mesures particulières pour les mineurs et les femmes enceintes.

La préparation active de la réinsertion sociale des détenus, à travers la formation générale ou professionnelle dispensée à plus de 80.000 détenus depuis 1999 et sanctionnée notamment par le succès de près de 1.300 détenus à des examens dont près de 800 au baccalauréat. Cet effort s'est accompagné d'une plus grande participation de la société civile à la réinsertion sociale des détenus avec un appui, à travers des programmes de formation, aux associations activant dans ce domaine.



2. Le Conseil des ministres a ensuite examiné et approuvé un projet de loi portant amendement du Code pénale.

Il est à rappeler que dans le cadre de la mise à jour des principaux codes en relations avec la réforme de la justice et les mutations que connaît le pays, le Code pénale a fait l'objet d'enrichissements successifs pour sanctionner des fléaux et crimes apparus ces dernières années. Parmi les amendements proposés aujourd'hui au Code pénale, on relèvera notamment,

a. L'institution du travail d'intérêt général comme peine de substitution à celle de l'emprisonnement. Cette mesure applicable aux délinquants sans antécédents judiciaires et qui sont condamnés à de courtes peines d'emprisonnement, facilitera leur réinsertion une fois leur peine accomplie,

b. L'incrimination de la traite de personne, fait passible de peines pouvant aller jusqu'à dix années d'emprisonnement applicables aux auteurs et aux complices de ce crime. Ces peines sont aggravées notamment lorsque la victime est en situation de vulnérabilité du fait de son âge ou d'une incapacité,

c. L'incrimination du trafic d'organes sur une personne vivante ou décédée, dont la sanction peut atteindre vingt ans de réclusion, notamment lorsque la victime est mineure ou handicapée, ou que ce crime est le fait de bandes organisées, ou enfin, que la fonction de l'auteur aurait facilité le trafic d'organes,

d. L'incrimination de la sortie illégale du territoire national, passible d'une peine pouvant aller à six mois d'emprisonnement,

e. L'incrimination du trafic illicite des migrants, qui sanctionne les personnes responsables de circuits de migrations illégales avec des peines pouvant aller jusqu'à dix années d'emprisonnement notamment lorsque les victimes sont des mineurs ou que les migrants sont soumis à un traitement inhumain ou dégradant.

La peine est aggravée lorsque ce crime a été le fait d'une personne ayant une fonction qui a facilité cet acte ou qu'il ait été commis par un groupe organisé ou enfin avec port d'armes

f. L'incrimination de l'atteinte au patrimoine culturel protégé, passible d'une peine d'emprisonnement pouvant atteindre dix années, peine aggravée lorsque ce forfait aurait été facilité par la complicité d'un agent public, ou qu'il ait été le fait de bandes organisées ou commis avec port d'armes.

Intervenant à l'issue du débat sur la Réforme de la justice ainsi que sur le projet d'amendement du code pénal, le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA a relevé que "la justice algérienne a enregistré des progrès indéniables qui doivent être poursuivis mais aussi soutenus grâce à l'implication de tous les acteurs publics et de la société".

"Notre peuple peut noter avec une légitime satisfaction que, en dépit du fait que notre pays se relève encore d'une douloureuse crise multiforme, l'Algérie a pu rattraper d'importants retards dans les domaines du droit de la justice, qu'il s'agisse des droits de la femme et de la famille dans le respect de nos valeurs spirituelles, ou qu'il s'agisse du respect des droits de l'homme y compris en matière de garde à vue et de détention préventive. Notre législation a aussi été très largement adaptée aux règles de l’économie de marché, de la libre entreprise ainsi que de la protection des droits des consommateurs. Il en a été de même pour lutter contre des crimes auparavant étrangers à notre société", a ajouté le chef de l'Etat.

"Il reste que ces progrès appellent un surcroît d'efforts sur plusieurs fronts", a poursuivi le Président de la République.

"Ainsi les responsables du secteur de la justice doivent poursuivre sans relâche le renforcement du réseau des juridictions et son adaptation au futur découpage territorial. Ils doivent également poursuivre la formation et la spécialisation des magistrats et auxiliaires de justice de sorte que leurs effectifs répondent aux besoins d'une justice rendue dans la célérité et l'équité, et pour que leurs connaissances leur permettent la maîtrise des dossiers relatifs aux crimes, délits et contentieux nouveaux".

"De leur côté, les détenteurs de la puissance publique au niveau des administrations mais aussi des assemblées populaires communales, doivent s'impliquer réellement pour le respect de la loi, en exerçant leurs attributions de contrôle, en saisissant les juridictions des délits constatés, et en y défendant les droits de l'Etat et de la collectivité", a poursuivi le chef de l'Etat.

"La société doit aussi se mobiliser car, la justice seule ne peut très souvent agir pour réprimer les crimes, délits et fraudes, en l'absence d'une partie civile qui la saisit et qui défend sa cause devant les tribunaux qu'il s'agisse des citoyens ou de leurs associations. Pour cela, nous devons tous rompre avec l'individualisme et avec le désintérêt envers les droits et les biens de la collectivité", a ajouté le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA.

Enfin, le Président de la République, Président du Conseil supérieur de la magistrature a ordonné aux parquets généraux et parquets de la République de se mobiliser davantage pour combattre la corruption, les détournements, l'atteinte aux biens publics, le trafic de drogue et le rapt des personnes, demandant également à l'ensemble des magistrats de veiller à sanctionner ces crimes avec toute la vigueur de la loi.



3. Le Conseil des ministres a également examiné et adopté le projet de loi de finances pour l'année 2009.

Dans son volet budgétaire, ce texte se caractérise par ce qui suit :

a. Un cadrage effectué sur la base d'un baril de pétrole à 37 dollars, une croissance d'un niveau de 4,1% (6,6% hors des hydrocarbures), une inflation de 3,5 et enfin des importations à hauteur de 34 milliards de dollars,

b. Des recettes estimées à 2.786 milliards DA, dont 1.628 milliards DA de fiscalité pétrolière et 1.158 milliards DA de fiscalité ordinaire (en augmentation de 10% par rapport à l'année 2008),
c. Des dépenses budgétaires totalisant 5.191 milliards DA (en augmentation de 7% par rapport à 2008),

d. Un solde budgétaire en déficit nominal de plus de 2.400 milliards DA (20,5% du produit intérieur brut (PIB) et un solde global du Trésor en déficit nominal de plus de 1.600 milliards DA (près de 14% du produit intérieur brut (PIB), sachant que le Fonds de régulation des recettes qui dispose actuellement de plus de 4.000 milliards DA est, légalement, autorisé à financer le déficit budgétaire,

e. Un budget de fonctionnement de 2.594 milliards DA (en augmentation de 10% par rapport à l'année en cours), dans lequel on relèvera notamment:

- Une masse salariale en évolution de 15%, qui atteindra 876 milliards DA en 2009, du fait du recrutement de plus de 60.000 fonctionnaires mais surtout de la mise en oeuvre du nouveau statut de la Fonction publique et des régimes indemnitaires devant découler des statuts particuliers des agents de l'Etat,

- Des dépenses de fonctionnement de services en augmentation de 20% pour atteindre 153 milliards DA du fait de la prise en charge de toutes les nouvelles infrastructures administratives ou socio-éducatives réalisées,

- D'importantes dotations pour le soutien des prix du blé, du lait, et de l'eau dessalée au profit des citoyens,

- A titre d'exemple, nous relèverons les crédits de fonctionnement alloués à certaines secteurs: 374 milliards DA pour l'Education nationale, 154 milliards DA pour l'Enseignement supérieur, 25 milliards DA pour la Formation professionnelle, 170 milliards DA pour la Santé, 210 milliards DA pour l'Agriculture, 368 milliards DA pour l'Intérieur et les Collectivités locales et 46 milliards DA pour la Justice.

f. Un budget d'équipement pour financer notamment la dernière tranche du programme quinquennal 2005-2009, et qui porte sur 2.631 milliards DA en "autorisations de programmes" et 2.598 milliards DA en "crédits de paiements". Parmi les composantes du budget d'équipement on notera:

- 706 milliards DA alloués aux infrastructures économiques et administratives,

- 394 milliards DA destinés à l'agriculture et à l'hydraulique,

- 234 milliards DA destinés à l'éducation et à la formation,

- 220 milliards DA de soutien pour l'accès à l'habitat
- 95 milliards DA pour les programmes communaux de développement.

Pour illustrer l'importance de l'effort actuel de l'Etat en matière de développement du pays, il suffit de rappeler que le budget d'équipement est passé de 263 milliards DA en 1998 à 669 milliards DA en 2003 pour atteindre 2.598 milliards DA en 2009, soit une multiplication par dix en une décennie.

Dans son volet législatif, le projet de loi de finances ne comporte aucune nouvelle taxe ou aggravation de taxe, et dispose notamment ce qui suit:

a. Des encouragements à l'investissement à travers:

- La prorogation des périodes d'exonération d'impôt sur le revenu global (IRG) et d'impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) pour les opérations boursières,

- Le soutien à la lutte contre le chômage à travers l'extension de l'exonération d'impôt sur le revenu global (IRG) aux bénéficiaires des micro-crédits d'investissements de l'Agence nationale de gestion des micro-crédits (ANGEM),

- L'octroi du caractère de garantie de l'Etat aux garanties émises par la Caisse de garantie aux crédits d'investissements dans les petites et moyennes entreprises (PME), et cela dans le but de stimuler le développement des petites et moyennes entreprises,

b. Le renforcement des moyens de lutte contre la fraude fiscale, notamment à travers:

- l'assimilation des bénéfices transférables vers l'extérieur par les succursales aux sociétés mères établies à l'étranger, à des dividendes imposées à 15%,

- l'imposition spécifique des plus values de cession d'actions et de parts sociales par des non résidents,

- la création d'un service des investigations fiscales chargé d'intervenir au niveau national contre les sources de fraude et d'évasion fiscale,

- le paiement des impôts par des moyens autres que le cash au-delà d'un certain montant,

c. le renforcement des garanties au profit du contribuable, notamment à travers:

- La limitation de la conduite des opérations de vérification aux agents ayant au moins le grade d'inspecteur des impôts,
- L'institution de l'obligation de notification au contribuable, des rectifications définitives arrêtées par les services fiscaux suite à un contrôle,

- L'extension de 2 à 4 mois de délais de saisine des commissions de recours, et le relèvement de seuils de compétence de différentes commissions locales, de wilayas et nationale,

Intervenant à l'occasion de l'examen de ce dossier, le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA a déclaré ce qui suit:

"Le budget public a désormais atteint des montants très lourds par rapport aux moyens réels du pays. Ainsi, les dépenses retenues pour l'année 2009 représentent l'équivalent à 80 milliards de dollars, et le seul budget de fonctionnement équivalent à 40 milliards de dollars".

"Certes, le budget de l'année prochaine sera financé sans difficultés du fait des ressources disponibles au niveau du Fonds de régulation des recettes, d'autant que le remboursement de la dette extérieure pour lequel il a été institué est désormais quasiment parachevé. Mais cela ne doit pas faire illusion ni pour le gouvernement ni pour la population, car les hydrocarbures ne sont pas inépuisables et leurs prix ne dépendent pas de notre pays".

"Tout cela interpelle la collectivité nationale, et les pouvoirs publics en premier lieu, pour augmenter la production de richesses autre que les hydrocarbures en encourageant l'investissement dans tous les secteurs productifs.

L'Algérie a besoin d'investissements productifs par les nationaux et par les étrangers. Certes, elle entend défendre ses droits comme les autres pays en matière d'investissements, tout comme elle entend mettre un terme aux comportements parasitaires et spéculateurs au détriment du Trésor public. Mais le gouvernement doit poursuivre la promotion de l'investissement fondé sur un partage équitable des avantages et des bénéfices entre l'investisseur national ou étranger et la collectivité nationale devant laquelle nous sommes comptables", a ajouté le Président de la République.

"La situation actuelle nous interpelle également pour freiner le gaspillage des ressources financières du pays. Les importations se sont dangereusement emballées et l'excès doit y être banni par des voies et procédures dans tous les pays. La dépense budgétaire doit également être rationalisée pour mettre un terme aux abus et aux programmations aléatoires. Je tiens à relever que les retards dans la réalisation des programmes d'investissements publics ont déjà coûté, au Trésor public, d'importantes réévaluations. Les ministres doivent donc assumer leurs responsabilités dans l'exécution correcte de leurs programmes sectoriels y compris en ce qui concerne le respect des délais".

"Nous devons enfin renforcer la lutte contre les différentes formes de fraudes fiscales, douanières, et autres, qui font perdre à l'Etat d'importantes recettes au bénéfice des milieux parasitaires pour ne pas dire maffieux. C'est pourquoi, l'ensemble des services de contrôle doivent se mobiliser davantage pour mener une lutte sans merci contre ces trafics et fraudes. Chaque autorité concernée par cette mission devra rendre des comptes", a poursuivi le chef de l'Etat.

Le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA ajoute que "la rationalisation des dépenses publiques et la lutte contre le gaspillage ne signifient pas à mes yeux l'austérité ni dans la dépense de développement judicieusement engagée, ni encore moins au détriment de la population et notamment des travailleurs et des couches défavorisées.

"L'année dernière a enregistré l'entrée en vigueur de l'augmentation du salaire minimal garanti et d'importants relèvements de revenus des travailleurs du secteur économique, y compris au niveau des entreprises publiques déficitaires qui sont assistées par le budget de l'Etat, bien que cette situation ne saurait durer éternellement", a rappelé le Président de la République, qui ajoute que:

"L'année en cours a vu les agents de l'Etat bénéficier des augmentations de salaires découlant du nouveau statut général de la Fonction publique, et ce processus se poursuivra l'année prochaine à travers la révision des régimes indemnitaires, une fois la totalité des statuts particuliers adoptés, comme le prévoit la loi et ses textes réglementaires d'application".

"Le citoyen en général n'a également pas été oublié comme en témoignent les subventions de l'Etat, aux prix des céréales, du lait et autres, qui représentent un facture annuelle de près de 200 milliards DA pour le budget. Les couches démunies sont aussi au centre de nos préoccupations comme en témoignent les différentes aides à la création d'emplois au bénéfice des chômeurs ainsi que l'augmentation de l'allocation forfaitaire de solidarité relevée l'été dernier, de 1.000 à 3.000 DA par mois", a ajouté le chef de l'Etat.

Le Président de la République a précisé: "Autant j'insiste auprès du gouvernement pour la rationalisation de la dépense publique et la lutte contre le gaspillage des deniers de l'Etat sous toutes les formes, autant j'insiste également pour que notre population, qui doit certes se mobiliser et se mettre davantage au travail, ne voit pas sa condition sociale se dégrader réellement, et pour que notre politique de solidarité soit toujours active, juste et efficace".

"Dans ce cadre j'invite le gouvernement à diligenter la mise en oeuvre de deux mesures votées dans la loi de finances de l'année dernière", a poursuivi le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA.

"Il s'agit d'abord de la prise en charge du transport du malade évacué pour des soins complémentaires, d'une structure de santé publique de l'une des wilayas du sud vers une structure publique de santé au nord du pays. C'est là un acte de justice et d'équité entre les citoyens auquel j'accorde de l'importance".

"La deuxième mesure concerne la mise en oeuvre de la bonification des taux d'intérêt des crédits bancaires, à hauteur de 3%, au profit des fonctionnaires qui acquiert leur domicile principal. Là également, c'est une mesure à même d'encourager les fonctionnaires à servir l'Etat, qui est de nature a dynamiser la promotion immobilière, et qui contribuera enfin à résoudre le déficit de logements dans notre pays".

"J'invite également Monsieur le ministre chargé de la Sécurité sociale à autoriser la revalorisation annuelle des retraites des travailleurs salariés qui devait être mise en place depuis le 1er mai. La Caisse nationale des retraites a quelques difficultés d'équilibre financier, mais cela ne peut justifier la non perception par les retraités salariés d'un droit que leur confère la loi", a précisé le chef de l'Etat.

En outre, le Président de la République, a chargé le gouvernement de prendre les dispositions appropriées pour la mise en oeuvre, à partir du 1er janvier prochain, de mesures de solidarité qu'il a décidé, au bénéfice de retraités titulaires de pensions ou d'allocations modestes. Ces mesures consistent en ce qui suit:

Premièrement: une augmentation de 5% de l'aide publique aux pensions directes et pensions principales de réversion inférieures à 11.000 DA au profit des retraités salariés qui ont déjà bénéficié en juillet 2006 de premières mesures de solidarité.

Deuxièmement: une aide publique de 5% au pension directes de retraites et pensions principales de réversion inférieures à 11.000 DA au profit de retraités non salariés, qui n'ont pas été concernés par les mesures prises en juillet 2006.

Troisièmement: l'instauration, grâce à une aide publique d'un minimum de 3.500 DA mensuel pour toute allocation directe et allocation principale de réversion des retraités salariés et non salariés. Ce minimum est jusqu'à présent inférieur à 2.000 DA.

Le total des bénéficiaires de ces nouvelles mesures de solidarité édictées par le Président de la République est d'environ 1.050.000 titulaires de pension directes ou de réversion et d'allocations directes ou de réversion.



4. Le Conseil des ministres a en outre, examiné et adopté un projet d'ordonnance fixant les conditions et modalités de concession des terrains relevant du domaine privé de l'Etat destinés à la réalisation de projets d'investissements.

Cette législation se distingue notamment par les éléments suivants :

a. L'exclusivité du régime de la concession pour l'accès aux terrains relevant du domaine privé de l'Etat, à l'exception des terres agricoles, des terrains situés à l'intérieur des périmètres miniers ou ceux des périmètres de recherches et d'exploitation des hydrocarbures, de sites archéologiques ainsi que des terrains destinés à la promotion immobilière et foncière bénéficiant de l'aide de l'Etat,

b. Une période de concession favorable à l'investissement, dont le minimum est 33 ans renouvelable alors que la durée maximale est 99 ans.

c. La fixation de critères définis par cahier de charges, lorsque le terrain est mis en concession par voie d'enchères publiques, en tenant compte de la nature et de la qualité des projets dont la réalisation est attendue, et cela pour encourager les investisseurs réels et barrer la voie aux spéculateurs et aux capitaux parasitaires,

d. Enfin, la possibilité pour l'Etat d'octroyer une concession par la voie du gré à gré, y compris avec les abattements sur le prix domanial, lorsque le projet présente un caractère prioritaire et d'intérêt national, ou qu'il participe à la satisfaction de la demande nationale de logements, ou qu'il soit fortement créateur d'emplois ou valeur ajoutée, ou qu'il contribue enfin au développement de zones déshéritées ou enclavées. La concession par voie de gré à gré y compris les abattements de prix pouvant l'accompagner, est attribuée par le Conseil des ministres, sur proposition du conseil national de l'investissement.

Commentant cette ordonnance, le Président de la République a relevé qu'elle facilitera l'investissement tout en préservant les intérêts de l'Etat contre la spéculation. "L'investisseur sera ainsi encouragé par l'entrée en possession du terrain en versant uniquement le loyer annuel de la concession.

Pour sa part, l'Etat préservera ainsi la rente foncière nationale de pratiques parasitaires qui ont été malheureusement vérifiées", a précisé le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA.

En outre, le chef de l'Etat a ordonné au gouvernement et aux services concernés de l'Etat de veiller afin que tout terrain du domaine privé de l'Etat qui na pas encore fait légalement l'objet d'un acte domanial, soit soumis au seul régime de la concession conformément à cette nouvelle législation.

Enfin, le Président de la République a instruit le gouvernement de fixer un délai au delà duquel, les terrains cédés à des investisseurs sous l'empire de l'ancienne législation, seront récupérés par l'Etat dans le cas où, l'investissement programmé n'a pas été réalisé.



5. Par ailleurs, le Conseil des ministres a examiné et adopté un projet de loi relatif à la protection du consommateur et à la répression des fraudes.


Destiné à être substitué à l'actuelle loi datant de 1989 en matière de protection des consommateurs, ce texte vise notamment à :

- Combler les vides juridiques apparus en la matière, à la lumière, des mutations économiques survenues dans notre pays.

Garantir le respect de la conformité des produits et services dans toutes les étapes de leur mise à la consommation, en renforçant les mesures de contrôle et de répression des fraudes,

- Instaurer des mesures de protection de la santé et de la sécurité des consommateurs,

- Encourager le mouvement associatif de protection du consommateur, en appoint au rôle de pouvoir publics, en lui octroyant la qualité d'association d'utilité publique à même de bénéficier de l'assistance judiciaire.

Intervenant sur ce dossier, le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA, a rappelé au gouvernement que "la libéralisation des activités d'importations, de commerce de distribution ainsi que de production des biens de consommation, n'est nullement synonyme de désengagement de l'Etat de ses responsabilités de régulation, de contrôle et le cas échéant, de sanction des différentes formes de fraudes et d'atteinte aux intérêts des consommateurs. Bien au contraire, c'est aujourd'hui que l'Etat est davantage interpellé dans sa mission de défense du consommateur", a ajouté le chef de l'Etat.

"Certes, les citoyens doivent s'organiser en associations de consommateurs auxquelles l'Etat est disposé à apporter son plein soutien. Mais, les Pouvoirs publics et au premier chef, les administrations chargées du contrôle commercial
et de la qualité, ont pour devoir de se mobiliser et de veiller au respect des lois par chacun", a relevé le Président de la République.

Le chef de l'Etat a enfin saisi cette occasion pour inviter le gouvernement à mobiliser le contrôle commercial durant le mois sacré de Ramadhan, pour préserver la santé et le pouvoir d'achat des citoyens et sanctionner toute forme de dépassement constaté.



6. Le conseil des ministres a en outre examiné et adopté un décret Présidentiel portant approbation d'un avenant au contrat du 18 septembre 2006 pour la recherche et l'exploitation des hydrocarbures sur les périmètres "HAMRA", blocs "220 a" et "220 b", avenant conclu le 27 avril 2008 entre, d'une part, l'agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures et d'autres part les sociétés "SONATRACH" et "NUMHYD ARL".



7. Le conseil des ministres a entendu aussi une communication du ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l'étranger sur l'opération de solidarité nationale pour le mois sacré de Ramadhan 2008.

Cette opération qui reflète les valeurs spirituelles de notre société et qui s'inscrit dans le cadre de la politique nationale de solidarité, mobilisera cette année un montant total de 3 milliards DA de crédits publics.

Intervenant sur ce point, le Président de la République a rappelé que cet effort spécial mobilisé durant chaque mois de Ramadhan, n'est qu'une infime partie des ressources que le budget public engage annuellement au service de la solidarité nationale.

Le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA a également invité le gouvernement à encourager les citoyens qui ont les moyens d'aider nos compatriotes démunis, à prendre part à cet effort de solidarité dans un cadre transparent.

Dans le même temps, le chef de l'Etat a instruit le gouvernement de veiller pour que l'aide publique aux familles et personnes démunies à l'occasion du mois de Ramadhan, se fasse dans la préservation de la dignité des bénéficiaires, insistant également pour que les autorités concernées sanctionnent avec la plus grande fermeté toute tentative de détournement des ressources publiques engagées dans le cadre de cette opération.



8. Le Conseil des ministres a enfin entendu une communication du ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels relative à un marché de gré à gré simple conclu avec l'entreprise publique "Algérie Télécom".

Ce marché approuvé par le Conseil des ministres porte sur le renforcement du réseau Intranet du secteur de la formation et de l'enseignement professionnels par l'installation de 90 stations de liaison "VSAT" et sans fil.

A l'épuisement de l'ordre du jour du Conseil des ministres, le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA, a saisi cette opportunité pour adresser au peuple algérien ses meilleurs voeux de bonheur, santé et prospérité à l'occasion de l'avènement du mois sacré du Ramadhan, priant le Tout Puissant pour le bien-être de l'ensemble de la nation musulmane, partout à travers le monde.

 

GOUVERNEMENT - CONSEIL
Actualité
mardi 26 août 2008

Communiqué du Conseil de Gouvernement

Le Conseil de Gouvernement s'est réuni lundi sous la présidence du Chef du Gouvernement, M. Ahmed OUYAHIA. A l'issue de cette réunion, il a rendu public le communiqué suivant :

"Le conseil du gouvernement s'est réuni le 25 août 2008, sous la présidence de M. Ahmed Ouyahia, chef du gouvernement.

I. A cette occasion, le conseil de gouvernement a d'abord examiné et endossé l'avant projet de loi de finances pour 2009.

Ce texte est destiné à mettre en place les crédits nécessaires à la poursuite de la réalisation des programmes d'équipement et au financement du programme neuf de réalisations publiques.

Il comporte également des dispositions pour simplifier le système fiscal et renforcer le dispositif de lutte contre la fraude fiscale tout en n'introduisant aucune taxe nouvelle.



II. Le conseil du gouvernement a également examiné et endossé un projet d'ordonnance fixant les conditions et les modalités de concession des terrains du domaine privé et de l'Etat, destinés à la réalisation de projets d'investissement.

Ce texte, élaboré conformément aux directives de Monsieur le président de la République, définit un nouveau cadre juridique d'accès au foncier relevant du domaine privé de l'Etat, par le biais de la concession non convertible en cession.



III. Par ailleurs, le conseil du gouvernement a examiné et adopté 4 décrets exécutifs portant déclaration d'utilité publique pour des projets d'intérêt général :

- Le premier concerne la réalisation du système de transfert des eaux de Oued Athmania Ourkiss, Koudiat M'daouar (wilaya de Mila, Oum El Bouaghi et Batna).

Ce projet englobe :

- Le transfert du réservoir de Oued Athmania jusqu'à la station de pompage de Oued Séguin,

- Le transfert de l'aval de la station de Aïn Kercha jusqu'au barrage Ourkiss,

- Le transfert de la station de pompage de Aïn Kercha jusqu'au barrage Koudiat M'daouar.

Il est destiné à renforcer l'alimentation en eau des populations et des activités industrielles et agricoles de wilayas de Mila, Oum El Bouaghi et Batna.

- Le second texte augmente la superficie allouée au parc des Grands Vents en la portant de 630 à 800 ha et cela pour répondre aux besoins du projet et aux objectifs de création d'un "poumon vert" pour la région algéroise, à la mesure des potentialités de développement de la capitale.

- Le troisième texte concerne la réalisation de la liaison ferroviaire à voie double électrifiée Oued Tlelat-El Akid Abbès dans la wilaya de Tlemcen.

- Le quatrième texte est lié au dédoublement et à la modernisation de la liaison ferroviaire Sétif-El Gourzi dans la wilaya de Sétif.



IV. Le conseil du gouvernement a examiné et adopté le décret exécutif portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l'administration chargée de l'agriculture. Ce projet de texte est pris en application de l'ordonnance du 15 juillet 2006 portant statut général de la Fonction publique.



V. Le conseil du gouvernement a, en dernier lieu, entendu une communication relative au marché de gré à gré simple conclu par le ministère de l'Enseignement et de la Formation professionnels avec l'entreprise Algérie-Télécom-Services, pour l'acquisition, la livraison sur site et l'installation de 90 stations en solution V.S.A.T et sans fil.

Ces équipements sont destinés à l'extension du réseau intranet du secteur de la formation professionnelle, à l'ensemble des établissements de formation dans le cadre des efforts d'extension et de modernisation du système de formation et d'enseignement professionnels."